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Chaque pas qui me rapproche des altitudes

Chaque pas qui me rapproche des altitudes

Est un mot laborieux, né de ma solitude,

Aux lettres de sueur, inscrites sur la roche.

Le chemin : manuscrit, qui je signe anonyme

Et que j’offre en pâture aux critiques des cimes,

Ne peut être lu ne m’en fais pas reproche.


C’est une prose étrange, dont je suis la plume.

Hermétique écriture, à l’encre de la brume

Ou des rayons brûlants. Et le sens que je donne

A mes divagations est pour moi un mystère.

Je recherche pourtant les traces de mes pères

Que j’espère guider mes errances l’automne.


L’appel désespéré que je lance aux isards

Résonne gravement dans la nuit, le blizzard,

Terrible question mère de mes soupirs.

Et ma détresse vient de cette inaptitude

A poser des mots sur mon incertitude :

Ce muet malaise qui me pousse à écrire.


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